Hommage à Joseph Reynearts

Hommage de Patrick Donnay à Joseph Reynaerts

À mon ami Joseph Reynaerts

C’est pas facile !
C’était nos petits mots de ralliement à chaque édition du festival
C’est pas facile !
Non c’est pas facile Joseph, encore moins après le coup de fil de ta Thérèse le 5/11 matin.
« Son cœur a lâché », ces mots vont rester à jamais gravés dans tout mon être.
Non c’est pas facile Joseph d’imaginer que tu ne seras plus là.
Outre le fait de perdre un maillon essentiel de l’histoire du festival, je perds avant tout un ami…
Non c’est pas facile Joseph : ne plus s’appeler, ne plus rire, ne plus se confier, ne plus s’écouter, ne plus se retrouver autour d’un bon repas, ne plus imaginer de projets, ne pas pouvoir faire ce qu’on avait prévu.
C’est pas facile !
Tu me manques déjà si fort…
Cette nuit j’ai enfin pu un petit peu dormir toujours en pensant à toi. J’ai rêvé que je racontais à mon père ces six derniers jours et la cruauté de ta disparition. Je me suis mis à pleurer et une main est venue taper sur mon épaule : je suis sûr que c’était toi…
La 20e édition va être difficile sans toi… J’espère de tout cœur que ce satané virus qui t’a emporté ne viendra pas gâcher cette édition qui te sera dédiée.
Je t’aime mon Joseph.
Je serre fort dans mes bras ta Thérèse ainsi que ta Lola et tous les cœurs chavirés par ton départ.
Patrick

Le ciel a ses fantômes, m’en fous j’suis content
Et je funambule au fil de l’aube qui s’endort
D’or et d’argent de ma vie qui fout l’camp
Je funambule au fil de l’aube qui s’endort
D’or et d’argent de ma vie qui fout l’camp…

(Extrait fin de la chanson Cerf Volant avec laquelle, en 1978, Joseph a gagné le grand prix du festival international de la chanson française de Spa ex-aequo avec Renaud)